Une maison 100% autonome commence par une architecture adaptée.
Bioclimatique, solaire (active ou passive) ou passivhaus.
Ont peut aussi ajouter le recours à des matériaux sains et l'harmonie avec le lieu.

Ce que vous pouvez faire dès aujourd'hui :

Le schéma ci dessus aborde de façon très succincte un ensemble de pratiques à mettre en œuvre pour avoir un bâtiment confortable, aussi bien en été qu'en hiver et qui vous fera dépenser un minimum d'énergie.
Ces techniques existent depuis des dizaines d'années et même beaucoup plus dans certains cas, vous trouverez assez facilement, des associations pour vous guider, des ouvrages, des forums.
Vous pourrez visiter des réalisations qui existent déjà depuis très longtemps.

Ce qu'il serait bon de prévoir dès aujourd'hui :

Le système de production d'hydrogène qui pourra vous donner une autonomie complète sur les plans thermique et électrique, ne sera pas entièrement opérationnel d'ici un certain temps.
l'idée que je vous propose, dans le cas ou vous auriez un projet de construction à brève échéance, c'est de prendre les mesures conservatoires pour passer le plus facilement possible à l'option hydrogène dès qu'elle sera prète techniquement et économiquement.
Par mesure conservatoire, j'entend :
Prévoir les emplacements des futurs capteurs, thermiques et photovoltaïque, le local technique pour mettre le stockage d'hydrogène et les périphériques, les passages de gaines, de tuyauteries, de câbles électriques.
Une place libre suffisante dans le tableau électrique.

Brossons un tableau plus large :

Si on remonte un peu dans le temps, la planète était 100% énergies renouvelables (traction animale pour le transport et l'agriculture, vent pour les bateaux, bois pour le chauffage, énergie hydraulique pour les moulins...)
Donc rien de nouveau sous le soleil, je dirais même que la période "Energies non renouvelables" n'aura été qu'un clin d’œil dans l'histoire de l'humanité, si bien sur on prend un peu de recul..
Le mot "Energies non renouvelables" est assez clair, cela veut dire qu'il viendra un temps ou ces énergies seront épuisées ou qu'il faudra arrêter leur usage avant, à cause des rejets polluants.
Une politique basée sur la simple diminution des consommations, n'est pas viable à long terme, elle ne ferait que reculer pour mieux sauter.
Dans cette optique, il est important de prévoir le problème bien avant qu'il ne soit trop tard.
Si le parc automobile a une durée de vie moyenne de dix ans, cela signifie que si une nouvelle technologie apparaît, le parc sera entièrement conforme à cette nouvelle technologie en dix ans.
Pour les bâtiments, il en va tout autrement, la durée de vie moyenne est d'un siècle, mais de l'avis d'experts en la question, le nombre de démolitions par an ne permet pas une telle durée de vie, ce qui veut dire que les bâtiments durent beaucoup plus qu'un siècle en moyenne.
Ce qui veut aussi dire qu'un bâtiment construit aujourd'hui (en 2015) même avec les normes les plus hautes en matière d'économie d'énergie, ne sera plus techniquement opérationnel avant sa fin "normale". Il ne pourra plus utiliser les énergies pour lesquelles il a été conçu, celles ci seront épuisées.
Et si on se place sur le plan de l'urbanisme, les durées sont encore plus longues, en 2015, la grosse partie de l'urbanisme de Paris a été conçue du temps du baron Haussmann, soit vers les années 1800.